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Intégration CRM et DME : relier la porte d’entrée au dossier

Comment relier un CRM comme HubSpot ou Salesforce à votre DME : ce qui doit se synchroniser, dans quel sens, ce qui ne doit jamais quitter le dossier, et comment rester conforme.

L’essentiel

  • Le CRM gère la relation avant que quelqu’un devienne patient. Le DME gère tout ce qui est clinique ensuite.
  • Le passage, de la demande au dossier patient, est l’endroit où la plupart des cliniques ressaisissent l’information. C’est la première chose à relier.
  • Le statut des rendez-vous et des adhésions peut revenir au CRM pour savoir quelles campagnes amènent des patients. L’information clinique, elle, ne doit pas y aller.
  • Le marketing auprès des patients exige son propre consentement, selon la LCAP au Canada et les règles de marketing de la HIPAA aux États-Unis.
  • Demandez si votre fournisseur de CRM signera l’entente qu’exige votre territoire avant que des renseignements de santé lui parviennent.

Pourquoi les cliniques utilisent un CRM à côté du DME

Les cliniques privées, de prévention, de santé des dirigeants et à adhésion se disputent les patients comme tout service haut de gamme. Elles mènent des campagnes, répondent aux demandes, relancent les clients potentiels et renouvellent les adhésions. Un CRM (logiciel de gestion de la relation client) comme HubSpot ou Salesforce est fait exactement pour ce travail. Un DME ne l’est pas.

Le problème commence au moment où un client potentiel devient patient. Son nom, ses coordonnées, ses intérêts de santé et son choix de programme se trouvent déjà dans le CRM. Le DME en a besoin aussi. Dans la plupart des cliniques, quelqu’un les recopie, et dès ce moment les deux systèmes divergent : un numéro de téléphone mis à jour dans l’un n’atteint jamais l’autre, et l’équipe marketing ne voit pas quelles demandes sont devenues des patients.

Quel système détient quoi

La décision la plus utile dans une intégration CRM et DME est de convenir quel système fait foi pour chaque élément d’information. Tout le reste en découle.

Un partage réaliste pour la plupart des cliniques privées

InformationDétenue parTransmise à
Demande, provenance et campagneCRMReste dans le CRM
Nom, coordonnées, date de naissanceLe CRM jusqu’à l’inscription du patient, puis le DMELe DME à l’inscription; les mises à jour reviennent au CRM
Intérêt pour un programme ou une adhésionCRMLe DME comme détail d’inscription, si la clinique l’utilise
Rendez-vous pris et honorésDMELe CRM, sous forme de statut seulement
Début, renouvellement et annulation d’adhésionLa facturation ou le DMELe CRM, sous forme de statut seulement
Antécédents, résultats, notes, diagnosticsDMEJamais vers le CRM
Consentement aux messages marketingCRMReste dans le CRM, avec sa date, son heure et son libellé
L’information clinique reste dans le dossier. Le CRM ne voit que ce dont il a besoin pour gérer la relation.

Le passage : de la demande au dossier patient

C’est le processus à relier en premier, parce que c’est là que se fait la ressaisie et que se gagne ou se perd une première impression haut de gamme.

De la demande au dossier patient, sans ressaisie

  1. 1DemandeArrive par formulaire Web, clavardage ou téléphone, et est consignée dans le CRM avec sa provenance.
  2. 2QualifierQuestions répondues, intérêt et antécédents de base recueillis au fil de la conversation.
  3. 3ApparierComparée aux patients existants pour que personne ne soit inscrit deux fois.
  4. 4InscrireDossier patient créé dans le DME avec les détails déjà recueillis.
  5. 5LierLe contact du CRM est lié au dossier du DME par une référence. Le dossier reste dans le DME.
  6. 6Rendre compteLes statuts « réservé » et « venu » reviennent pour que le marketing voie ce qui a converti.
Le lien entre les deux dossiers est une référence. Le dossier clinique ne voyage jamais vers le CRM.

L’étape d’appariement mérite qu’on s’y attarde. Un patient qui revient avec une nouvelle adresse courriel devrait être reconnu, et une correspondance partielle (même nom, date de naissance différente) devrait être soumise à une personne. Une intégration CRM et DME qui crée un nouveau dossier à chaque demande aggrave le problème. Notre guide sur l’écriture dans le DME traite l’appariement en détail.

Ce qui doit revenir au CRM

Le marketing doit savoir quelles campagnes amènent des patients, et l’accueil doit savoir qui est dû pour un suivi. Les deux peuvent être servis par le statut seul : réservé, venu, membre depuis, renouvellement dû. Rien de cela n’exige de détail clinique. Limiter le flux aux statuts garde aussi le CRM hors de la plupart des obligations de confidentialité clinique, ce qui raccourcit l’examen de la confidentialité.

Deux ensembles de règles s’appliquent, et on les confond facilement.

  • Les lois sur la vie privée (PHIPA, LPRPDE, Loi 25, HIPAA) régissent les renseignements de santé eux-mêmes : qui peut les recueillir, les utiliser et les divulguer, et selon quelles ententes.
  • Les lois sur le marketing régissent les messages. Au Canada, la LCAP exige un consentement avant l’envoi de messages électroniques commerciaux, avec la preuve de la façon dont il a été donné. Aux États-Unis, la Privacy Rule de la HIPAA exige l’autorisation du patient avant que ses renseignements de santé protégés servent à la plupart des communications marketing.

En pratique : consignez le consentement au marketing séparément du consentement clinique, conservez-le dans le CRM avec son libellé et sa date, et n’utilisez jamais d’information clinique pour cibler une campagne sans l’autorisation exigée par la loi.

HubSpot, Salesforce et la question de l’entente

Avant que des renseignements de santé parviennent à un CRM, la clinique a besoin de l’entente qu’exige son territoire : un business associate agreement (BAA) sous la HIPAA, ou une entente qui fait du fournisseur le mandataire ou le fournisseur de services de la clinique en droit canadien. Les fournisseurs de CRM diffèrent quant à la signature de ces ententes, aux forfaits visés et aux fonctions couvertes. Demandez-le par écrit, et conservez la réponse avec votre évaluation des facteurs relatifs à la vie privée.

La conception par statuts seulement décrite plus haut reste le choix le plus sûr dans tous les cas : moins le CRM détient de renseignements de santé, moins il y a à protéger.

Les relier : trois approches

  1. Les connecteurs natifs. Certaines paires CRM et DME ont un connecteur prêt à l’emploi. Ils s’activent vite et couvrent généralement un ensemble fixe de champs.
  2. Les outils d’automatisation généralistes. Les outils à faible code peuvent déplacer des données entre applications Web. Ils sont fragiles à la frontière du DME, là où l’appariement des patients, la validation et la traçabilité comptent le plus, et les ententes qu’exigent les données de santé leur manquent souvent.
  3. Une couche d’orchestration. Une seule couche relie le CRM, le DME et les systèmes qui les entourent, applique les règles d’appariement et de consentement de la clinique, et tient la piste de vérification. C’est l’approche de Clinic Conductor, et celle qui tient à mesure que la clinique ajoute des systèmes.

Questions fréquentes

HubSpot peut-il s’intégrer à un DME?

Oui, par l’interface du DME et une couche d’intégration ou un connecteur. La conception la plus sûre garde l’information clinique dans le DME et ne renvoie à HubSpot que des statuts, comme « réservé » ou « venu ». Confirmez l’entente qu’exige votre territoire avant que des renseignements de santé parviennent au CRM.

Faut-il stocker de l’information clinique dans un CRM?

En général, non. Un CRM a besoin des coordonnées, de la provenance, du consentement et du statut pour gérer la relation. Les antécédents, les résultats et les notes vont dans le DME, qui est conçu et encadré pour cela.

Quel est le premier processus CRM et DME à automatiser?

Le passage de la demande au dossier patient. C’est là que l’information est ressaisie, que naissent les doublons et que se forme la première impression d’une clinique haut de gamme.

Ai-je besoin du consentement des patients pour leur envoyer du marketing?

Au Canada, la LCAP exige un consentement pour les messages électroniques commerciaux. Aux États-Unis, la HIPAA exige une autorisation avant que des renseignements de santé protégés servent à la plupart des activités de marketing. Consignez le consentement au marketing séparément du consentement clinique.

Voyez-le fonctionner

L’accueil des patients relie chaque demande à vos systèmes, qualifiée et appariée, avant que votre équipe y touche.

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